Quelques ouvrages sur les familles et foyers d’accueil

Quelques ouvrages sur les familles et foyers d’accueil

Un nid pour Wazou / R. Hatzfeld ; Y. Vent des Hove. - Renaissance du livre

Quand le papa disparaît, que la maman n’arrive plus à gérer seule le quotidien, il faut l’aide d’un foyer puis d’une famille d’accueil pour accueillir et reconstruire le petit.
Une transposition dans le domaine animalier qui permet d’aborder une réalité difficile avec les plus petits (dès 3 ans).

 

Le bébé et l’agneau / G. Martin Garzo ; E. Odriozola. - Syros

Drôle d’histoire que celle de ces deux mamans qui ont perdu leur bébé mais tombent ensuite sur l’autre bébé. Ainsi, la maman humaine prend soin de l’agneau et la brebis, du bébé humain. Si tout rentrera dans l’ordre, chacune gardera dans le cœur ce petit être qu’elles ont accueillis comme leur propre enfant.

 

Mademoiselle Lune / C. Genin ; N. Novi. - Gallimard

L’auteure Cendrine Genin fait partie de l’association Envols d’Enfancequi propose aux enfants en difficultés des ateliers artistiques. C’est toute son expérience que l’on sent dans ce texte retraçant un parcours d’enfance. Il dit la violence de certaines situations, l’instabilité des parents et la douleur des enfants écartelés. Des chemins de vie difficiles mais traversés par un amour partagé.

 

Moi, Delphine, 13 ans / B. Peskine. - Pocket junior

Delphine écrit à une ancienne camarade, comme elle lancerait des bouteilles à la mer. Elle vient d’être retirée du foyer d’accueil et se retrouve placée avec sa soeur dans un village d’enfants. Elle crie sa révolte de payer sans cesse les erreurs des adultes. Au fil de sa correspondance, elle comprendra qu’elle peut maîtriser son destin.
Un court roman épistolaire qui nous fait découvrir le fonctionnement des villages d’enfants.

 

Le dragon de glace / M. Engström. - La Joie de lire. - (Encrage)

Père alcolo, mère décédée, Mik et son frère Tony vivent comme ils peuvent, en sauvant les apparences la plupart du temps. Jusqu’au moment où ce n’est tout simplement plus possible. Mik est envoyé chez sa tante, sœur de son père, dans un village perdu de Suède. Si la vie à la campagne est très dure au début, au milieu de gens qui se connaissent tous, très vite, il prend ses marques et se sent heureux ! Sauf que l’assistance à l’enfance voudrait qu’il aille vivre en famille d’accueil. Le tableau idyllique qu’elle en avait dressé ne correspond pas franchement à la réalité… 
Le personnage de la tante, chaleureuse avec un brin de folie, comme tous les personnages d’ailleurs, donne à ce roman nordique une dimension plaisante. A l’instar de Mik, on se sent bien.

 

Moi, mon frère et le nouveau / M. Heesen. - Thierry Magnier

Le milieu dans lequel évolue Toon, le narrateur, son frère aîné Jan et leurs parents est particulier puisqu’ils sont famille d’accueil. Ils voient ainsi défiler des enfants et adolescents aux parcours singuliers, difficiles. A travers 6 chapitres et autant de portraits de personnages qui arrivent et repartent de la vie de Toon, nous suivons les histoires parcellaires d’êtres blessés que le jeune Toon tente de comprendre et accompagner tandis que son frère Jan s’agace et se révolte contre tous ces chamboulements. On ressent le besoin des garçons d’être enfin seuls en famille. Il est pourtant évident par ailleurs que le contact des autres enfants les déroutent, les interrogent, les font mûrir. Le lecteur vit toutes ces interactions au rythme de Toon, dans un style haché, avec un manque apparent de recul qui montre un narrateur tour à tour inquiet, pantois, décontenancé, impatient aussi... 
Une auteure néerlandaise qui après Le jour de toutes les dernières fois, nous invite dans une ambiance à la fois inquiétante, drôle, cruelle et très tendre. 
Autre lecture 
C’est la vie de Toon, 10 ans, qui serait totalement banale, voire ennuyeuse entre son frère aîné Jan et ses parents. Mais ceux-ci ne résistent jamais quand ils sont contactés par les services sociaux pour être « famille d’accueil ». C’est ainsi que défilent Rufus, Gerrit, Aquila et bien d’autres, qui viennent ainsi pimenter le quotidien d’une famille si ordinaire… 
Chaque enfant accueilli fait l’objet d’un chapitre, comme un recueil de nouvelles où domine chaque fois une tonalité différente : fantastique, humour, émotion… Un livre qui se lit avec plaisir, qui dédramatise le sujet des enfants placés, même si parfois le lecteur reste un peu sur sa fin et aimerait en savoir plus sur le devenir ou l’évolution de certains enfants !

 

Ma mère à l’ouest / E. Kavian. - Mijade

La propre mère de Samantha n’a pas choisi de tomber enceinte ; Samantha se retrouve aujourd’hui dans la même situation d’une grossesse non désirée. Entre les deux périodes, un chemin semé d’embûches, raconté dans un style froid, distant, comme pour mieux supporter la violence de l’histoire de Samantha. 
« Tu es responsable de ce que tu as apprivoisé » disait Saint Exupéry. Visiblement, les adultes ayant pris Samantha sous leur aile ne connaissaient pas le précepte, tous l’ayant abandonnée en chemin. Arrachée à sa mère naturelle handicapée mentale à l’âge de 6 ans, elle grandira en multipliant les familles d’accueil apprenant peu à peu à se détacher des adultes, à mener sa propre vie : émancipée à 16 ans. 
Un roman pas facile, dans la réalité décrite comme dans le style mais lumineux dans sa conclusion. Par delà les normes, l’amour aplanit toutes les difficultés et consolide les bases de tout individu. 
Autre lecture 
Samantha Betty a une mère handicapée mentale et pas de père. A six ans, elle est retirée à sa mère biologique et placée de famille d’accueil en famille d’accueil. Le récit retrace son parcours, à la recherche d’une chaleur humaine. Mais est-il possible de se construire sans racine ? Une mère handicapée ne reste t-elle pas avant tout une mère ? 
Le roman au thème intéressant est rythmé par des moments forts. Cependant, la lecture avant le lycée sera difficile.