Je ne sais pas, Marie Colot, Le chapelier fou, 2016

Clara a été témoin d'une agression en bas de chez elle. Alors que sa mère et un flic lui demandent de les aider à arrêter cet homme, elle se mure dans un silence incompréhensible.

Que s'est-il passé ? Pourquoi refuse t-elle absolument de parler ?

Plus qu'une enquête, ce court roman évoque la question de la "bonne" réaction à avoir face à un événement violent imprévu. Qu'est ce qui fait que certains réagissent et d'autres pas ?

Le point de vue de l'adolescente est complexe. Nous allons au fur et à mesure de l'histoire apprendre plus sur son histoire, sa relation avec ses parents et sa personnalité.

La parole est donnée à la fin à la victime qui apporte de nouvelles nuances et aborde avec justesse le thème des femmes seules, la brutalité et la loi de la rue.

Au final c'est le langage lui-même qui est mis en accusation avec un récit bien rythmé et relativement lancinant ce qui apporte une profondeur à l'histoire.

Un bon outil aussi pour entamer un débat sur le pouvoir des mots et du silence et l'importance de savoir dire non.

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Je ne sais pas